Le 25 décembre dernier, nous avons appris le décès de M. René Hulot, Président d'Honneur de la FACS, à l'âge de 93 ans. Monsieur Hulot a été Président de la FACS de 1959 à 1992. C'est sous sa présidence que la FACS prît un grand essor. Historien des chemins de fer d'intérêt local et de tramways il contribua par ses études historiques sur certains réseaux à la diffusion de notre revue "Chemins de fer secondaires et régionaux"
Sa connaissance du matériel en exploitation sur ces réseaux l'incita à la préservation de ce qui pouvait encore être sauvé à leur disparition. C'est ainsi qu'il se préoccupa de la constitution d'un musée pouvant abriter ce matériel et qu'il participa à la fondation, en 1966, du musée des Transports de Pithiviers, Ce Musée-vivant d'un chemin de fer betteravier datant de 1892, le premier en France, l'incita à rassembler les quelques rares réseaux à vocation touristique pour les réunir dans l'UNECTO. Nous avons également appris le décès de son épouse le 27 décembre.
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Par JC Vaudois
Qui a pu prononcer cette phrase étonnante ? Un passionné, membre de notre association ? Un maire d’une grande ville, au moment des annonces gouvernementales après le Grenelle de l’Environnement ? Pas du tout, c’est Cohn Bendit, lors d’une émission récente sur France 2 « A vous de juger ». Il y a, au moins, deux points intéressants dans cette affirmation.
Le premier, c’est qu’une telle phrase soit prononcée dans une émission de télévision, à une grande heure d’écoute. Aurions-nous imaginé cela, il y a 30 ans ?
Le deuxième, cette phrase était prononcée pour expliquer qu’il fallait envisager, dès maintenant, que l’industrie automobile, surcapacitaire, envisage de se reconvertir. Cette reconversion pourrait se faire, par exemple, par la construction des tramways dont les pays de l’Est, en particulier, ont un très grand besoin : les réseaux actuels souffrent, parce qu’ils ont été mal entretenus pendant la période des blocs de l’Est. Qui aurait pu imaginer qu’un homme politique envisage qu’à l’automobile puissent succéder les tramways ? (Bien entendu, cela ne suffirait pas à la reconversion nécessaire de nos industries automobiles.).
D’ailleurs ALSTOM ne s’y trompe pas, parce qu’il travaille sur la réalisation d’un tramway plus économique, apte à circuler sur des voies d’entretien parfois « léger ».
Les habitants d’Île-de-France ont pu voir, également, une affiche récente qui indique ce que fait la Région pour les transports dans les années à venir. Le premier mot, tout en haut de cette affiche, est celui de TRAMWAY. Je ne peux que me réjouir de cette percée, spectaculaire, et dans le monde entier, du tramway, moi qui, dans les années 1950, proposais au maire de Tours d’alors, une ligne de tramway reliant Saint Symphorien à Joué-les- Tours, ce qui va se faire environ 55 ans après !...
Mais quel tramway construire ? Pour ma part, je considère que ce qu’on appelle tramway sur pneu n’en est pas un. Ce véhicule veut surfer sur la renommée du mot. Mais le petit recul que l’on a, montre que son coût de construction est quasi égal à celui du tramway fer ; en outre, il apparaît que son coût de fonctionnement et de maintenance est beaucoup plus élevé que celui du tram fer.
De plus le tramway fer est bien vivant, et même il évolue grandement avec des solutions innovantes qui le rendent plus fiable, moins coûteux, encore plus silencieux, plus économique… On peut citer, par exemple :
Il ne faudrait pas oublier l’émergence de nouveaux constructeurs qui vont défier « les grands » sur, notamment, le coût des véhicules. On peut citer CAF, Stadler, Solaris, Pesa, Konstal, Cégelec via une filiale polonaise. On a vraiment besoin d’innombrables tramways, pour que nos villes respirent mieux, à la satisfaction de tous leurs habitants.

Les FEVE, en tant qu'organisme dépendant de l'Etat espagnol administrent, aujourd'hui, que la ligne isolée Carthagène Los Nietos, et surtout l'ensemble de lignes du nord de l'Espagne dans les régions autonomes du Pays Basque (à l'ouest de Bilbao), de Cantabrie (Santander), des Asturies (Oviedo, Gijon), de Galice (Ferrol) et de Castille et Leon (La Robla, Leon), ce qui représente quand même 1194 kilomètres de lignes, dont 24 % électrifiées. Ce réseau à voie métrique est donc le plus long d'Europe.
Chaque année, les FEVE transportent 11 millions de voyageurs. Le trafic de proximité représente 95 % du total. Le transport de fret revêt une grande importance pour les FEVE et le tourisme ferroviaire est la troisième composante du trafic et non la moindre.
Une étude de 12 pages de Paul Carenco et José Banaudo illustrée de nombreuses images de Jean-Paul Lescat
par Daniel BEAUFORT

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